BOURSIKOTONS : le spectre de la méfiance plane

S’il est vrai que le coton se caractérise par sa couleur immaculée, symbole de l’innocence et de la pureté, Boursikotons plateforme en ligne de trading, accumule des tâches qu’il est important de souligner et qui poussent au questionnement.

Des tâches sur le «Koton » boursier

L’absence
flagrante de contenu dans la rubrique « Mentions légales » sur le
site internet https://boursikotons.fr/ fait
tâche d’encre sur l’image de ceux dont la prétention (en considération de la
connotation de leur nom) serait celle d’être une entité de confiance.

En effet,
la rubrique « Mentions légales » dont la mise à jour constante a
pourtant été rendue obligatoire par le Règlement européen relatif à la
protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à
caractère personnel et à la libre circulation de ces données, du 25 mai 2018,
reste jusqu’ici vide et donc ne fournit aucune information rassurante.

Pour
rappel, les mentions légales fournissent des informations succinctes sur
l’entreprise (numéro d’enregistrement, date de création légale, siège social, adresses
géographique et postale, nom du ou des dirigeants) et permettent ainsi une
certaine transparence vis-à-vis des tiers, dans l’administration de
l’entreprise. 
L’absence de contenu dans cette rubrique sur le site internet de Boursikotons invite à la méfiance, dans
la mesure où elle témoignerait du manque de sérieux de cette organisation et de
la volonté manifeste de ses administrateurs à agir dans l’ombre dans le seul
but de profiter de la crédulité de nombreuses personnes à la quête d’une
meilleure situation sociale.

Aussi,
l’examen de son nom de domaine www.boursikotons.fr ne
laisse transparaître aucune information sur l’identité de ses responsables,
tout ayant été fait sous anonymat. Chose étrange pour des personnes qui sans
doute prétendent n’avoir rien à se reprocher.

Une offre qui fait peur, un duo qui dépouille

Suivre Boursikotons c’est faire confiance à
l’entité VANTAGEFX, institution financière installée aux Îles Caïman
(paradis fiscal de notoriété publique) et jusqu’ici sans aucune autorisation
européenne d’exercer.

En effet,
Boursikotons est pour VANTAGEFX un apporteur d’affaire, rémunéré
au nombre de clients acquis.

VANTAGEFX
régulée hors Europe auprès de la CAYMAN ISLANDS MONETARY AUTHORITY,
ne possède aucun agrément pour offrir ses produits aux résidents des pays de
l’Union européenne.

Outre, il
s’agit d’une entité qui offre ses services avec des restrictions liées aux
territoires, du fait de certaines sanctions dont elle a fait l’objet à
l’initiative de certains gouvernements. VANTAGEFX
n’offre donc pas ses services aux ressortissants des territoires suivants :

Afghanistan,
Australie, Bélarus, Birmanie, Burundi, République centrafricaine, République
démocratique du Congo, Égypte, Érythrée, Iran, Iraq, EIIL (Daech) et Al-Qaida
Liban, Libye, Mali, Corée du Nord, République de Guinée, République de Guinée
-Bissau, Russie, Crimée, Sébastopol, Somalie, États-Unis d’Amérique, Soudan du
Sud, Soudan, Syrie, Tunisie, Ukraine, Venezuela, Yémen, Zimbabwe.

En plus
de ces pays, il faut compter les pays membres de l’Union Européenne, VANTAGEFX n’étant pas régulée en Europe.

Suivre Boursikotons et VANTAGEFX reviendrait donc à prendre le risque de confier son porte-monnaie d’une part à une entité fantôme (Boursikotons), d’autre part à une entité non régulée en Europe, située dans un paradis fiscal, bannie de nombreux Etats : du « Bonnie and Clyde » de la finance.

Le doute par le questionnement

Le
tableau ci-dessus peint au son d’une alarme pousse logiquement à l’inquiétude
et au questionnement : l’entité Boursikotons
est-elle licite et régulée ? Ses performances sont-elles réelles ? Sous
quel couvert son nom de domaine www.boursikotons.fr
 est-il enregistré ? Quel est le véritable dessein de ses
administrateurs ?

Bref, ce
« Koton » est-il aussi
blanc qu’il prétend l’être ?

La
méfiance reste donc de rigueur.